Danse

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Date Heure Réservation
Vendredi 29 Septembre 21h00
Tarifs
Tarif général24 €
Tarif réduit20 €
Tarif enfant14 €

La Dame de pique

Compagnie François Mauduit

François Mauduit, ancien soliste du Béjart Ballet de Lausanne, a découvert La Dame de pique au travers d'un ballet de Roland Petit. Depuis, l'envie d'en faire un spectacle lui est restée. Il s'est emparé de cette nouvelle fantastique de Pouchkine, datant de 1833, afin d'en livrer sa propre version.
Un spectacle, deux univers : « J'avais envie de traiter un même sujet avec deux éclairages différents », explique le chorégraphe. La première partie, La Dame de pique est celle qui est la plus fidèle à l'époque dont le mythe est originaire. On y verra les danseurs évoluer sur la musique de Tchaïkovski et de Philip Glass, dans des costumes rappelant l'époque du XIXe siècle, dans une dimension assez théâtrale.
La deuxième partie, The Queen of spades se déroule dans l’univers des années 1950 à New York, dans le plus grand casino de Broadway, le tout rythmé par la musique des standards américains. Ainsi, F. Mauduit veut « montrer comment tout peut basculer, notamment grâce à la musique, qui permet de mettre en lumière une histoire plus qu'une autre, en fonction de la sensibilité de chacun », tout en gardant la magie et le romantisme de l'histoire d'origine.

« Quelle chance de compter en France des compagnies comme celle-ci ! » Nicolas Chabert- Danse Magazine

Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie : François Mauduit
D’après l’œuvre d’Alexandre Pouchkine

Ballet pour 12 danseurs Visitez le site de la compagnie

L’argument d’Alexandre Pouchkine

Un soir d'hiver, un groupe d’amis passent la nuit à jouer, puis discutent du mystérieux pouvoir que détiendrait la comtesse Anna Fedotovna. Cette femme connaîtrait une combinaison de trois cartes qui gagnerait à tous les coups au jeu de pharaon. Alors qu'elle était en France, la comtesse fréquentait Versailles et jouait beaucoup. Un soir, elle perdit une somme colossale, ce qui mit son mari en fureur. Elle ne trouva secours que chez le comte de Saint-Germain, qui lui révéla un secret, qui lui permit de regagner son argent le soir même. Mais depuis, la comtesse refuse de livrer le secret à quiconque. Fasciné par la richesse que pourrait lui procurer ce pouvoir, Hermann, un jeune officier du génie d'origine allemande qui n'a jamais touché une carte, séduit Lisabeta Ivanovna, la jeune demoiselle de compagnie de la comtesse, afin de pouvoir lui soustraire son secret. Au cours d'une soirée, alors qu'il a rendez-vous avec Lisabeta dans sa chambre, il s'introduit par l'autre porte, et se cache dans un cabinet de travail. Après plusieurs heures d'attente, il entre dans la chambre de la vieille comtesse pour découvrir le secret. Effrayée à la vue d'une arme qui la menace, la vieille dame s'effondre et meurt. La nuit de l'enterrement de la comtesse, Hermann a une vision dans laquelle celle-ci entre chez lui, lui révèle le secret et les fameuses cartes : le trois, le sept et l'as, qu'il devra jouer à raison d'une seule par soirée. Hermann commence à être victime d'une idée fixe et à voir des trois, des sept et des as partout. Il décide de quitter l'armée et d’aller jouer à Paris... Sûr de lui et de sa vision, il part le lendemain soir au casino. Il joue avec succès la première carte. Le surlendemain, il joue, toujours avec succès la deuxième carte. Le troisième soir il joue toute sa fortune sur l'as. Il voit alors que la troisième carte, la dame de pique, qu'il a joué par inadvertance à la place de l'as, ressemble étrangement à la comtesse. Hermann pense même avoir vu la carte lui adresser un clin d'œil. Il s'effondre, ruiné, et sombre dans la folie.